Mandole Thé

Les rendez-vous du CIP20 sur les instruments de musique mettent en valeur le patrimoine culturel exceptionnel de notre quartier Belleville.
Après la mandoline, l’oud et le kanoun, cette fois la mandole algérienne est à l’honneur !

La mandole algérienne thé est un rendez-vous des joueurs de mandole, professionnels et pratiquants amateurs, mais aussi de tous les musiciens et les passionnés de musique, et de ceux qui ont envie de découvrir ce magnifique instrument.

Rendez-vous Samedi 20 octobre à partir de 17heures!

La mandole est un instrument à cordes pincées, apparentée à la mandore, ancêtre européenne de la mandoline, un élément incontournable dans la musique algérienne.
Cet instrument est apparu dans les années 1930 à Alger. « Son histoire est inséparable de celui qui l’a pensée en même temps qu’il créait le Chaâbi. En 1935, El Hadj M’hamed El Anka dessine le plan de l’instrument et en confie la fabrication à Jean Bélido, professeur de musique et artisan luthier italien de Bab El-Oued.
La genèse de l’invention de la mandole est rapportée par El Anka lui-même dans un entretien avec l’écrivain Kateb Yacine, vraisemblablement réalisé dans les années 1960.
Pour Kamel Ferdjallah, professeur de musique et élève d’El Anka, le «Cardinal» qui avait débuté sa carrière de chanteur après le décès de son maître Mustapha Nador, voulait d’un instrument dont «le son résonnerait, autant que sa propre voix, pour être entendu au delà des maisons de la Casbah» où il animait des fêtes familiales.
El Anka eut, ainsi, l’idée, affirme-t-il, de dessiner un instrument plus grand que la demi mandole (version agrandie de la mandoline) au son «trop aigu et peu amplifié», utilisée, jusqu’à alors, dans les orchestres andalous.
Au-delà de l’aspect purement musical, le Cheikh voulait «se démarquer» de l’orchestration de l’Andalou, mais surtout «affirmer sa personnalité algérienne» à l’époque coloniale en s’accompagnant d’un instrument unique en son genre, estime M. Ferdjellah.
Depuis, la mandole est devenue inséparable de l’image du Maître du Chaâbi, avant de gagner la musique kabyle, à l’instrumentation rudimentaire à l’origine, avec notamment Cheikh El Hasnaoui et plus tard Maâtoub Lounes (dans la photo) qui s’est largement inspiré du Chaâbi ». Source : Le Temps d’Algérie, 10/ 05/2014

 

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